Abstract

 

A. Alhacen "Histoire et conséquences des mines d’uranium au Niger / History and consequences of the uranium mines in Niger"  

Following the opening in 1969 of the first uranium mine (SOMAIR) in Arlit, a town North of Agadez, thousands of tons of uranium from Niger were delivered to feed the French nuclear power plants. France has had its plants and mines built by AREVA. At the opening of the mines, French officials promised prosperity due to uranium and the birth of a "second Paris". Subsequently, several other mines were opened in the Agadez region, all of which were under AREVA management, with one exception being Chinese.
Mining has had a significant impact in a social-political context. At the beginning, Nigerians considered the exploitation of uranium as an affair by "whites" where any dispute was considered a crime against the nation and could lead to death penalty. Following the democratic election of Tanja Mamadou (2000-2010), Nigerians began to question the usefulness and the consequences of mining.
In this respect, 140,000 tons of uranium have been produced in the form of "yellow cake". However, this has had serious consequences: e.g. depletion of fossil aquifers, formation of mountains of extracted rocks, and deaths of several workers who have worked in places near ionizing radiation.
The rehabilitation of the sites would involve backfilling the innumerable pits that have been dug since 1969, eliminate about 100 million tons of radioactive waste and restore the environment. At present, no concrete arrangements have been made to ensure the redevelopment of the exploited sites.
A mining agreement between the government of Niger and AREVA was signed in 2015. Unfortunately, it does not take into account the legal and political evolutions of Niger.
For more information, see: uranium-niger.jimdo.com

Suite à l’ouverture en 1969 de la première mine d’uranium à Arlit (SOMAIR), ville d’Arlit au nord d’Agadez, des milliers de tonnes d’uranium nigérien ont été livré pour alimenter les centrales nucléaires Françaises. La France a fait construire ses centrales ainsi que ses mines par la société AREVA. Lors de l’ouverture des mines, les responsables Français ont promis la prospérité dû à l’uranium et la naissance d’un deuxième «Paris». Par la suite, plusieurs autres mines ont été ouvertes dans la région d’Agadez, la majorité d’entre elles sous la direction d’AREVA, sauf une dont les responsables sont des Chinois. L’exploitation minière a eu un impact important sur le contexte social-politique. En début, les nigériens considéraient l’exploitation de l’uranium comme une affaire des «blancs» où toute contestation était considérée comme crime contre la nation et passible de la peine de mort. Suite à l’élection démocratique de Tanja Mamadou (2000-2010), les nigériens ont commencé à s’interroger sur les conséquences et l’utilité de l’exploitation de l’uranium.
Une convention minière entre le gouvernement du Niger et AREVA fut signé en 2015. Malheureusement, elle ne prend pas en compte les évolutions juridiques et fiscales du Niger; sa souveraineté de l’Etat est très écorchée.
L’exploitation minière à produit 140’000 tonnes d’uranium sous forme de «yellow cake» et a aussi eu des graves conséquences pour l’environnement et la santé humaine, p. ex. l’épuisement des nappes fossiles, la formation de montagnes de roches extraites, des décès de plusieurs travailleurs qui ont travaillé dans des endroits à risque du rayonnement ionisant.
Le réaménagement des sites impliquerait remblayer les innombrables fosses qui ont été creusées depuis 1969 pour extraire le minerai, l’élimination d’environ 100 millions de tonnes de résidus radioactifs et la restauration de l’environnement. A présent, aucune disposition concrète n’a été prise pour assurer un réaménagement des sites exploités.
Pour plus d’information, voir: http://uranium-niger.jimdo.com